Pourquoi « Dernier Kilomètre » ?

Depuis que j’ai annoncé aux premiers cercles de mon entourage la création de Dernier Kilomètre, la question qui revient sans doute le plus souvent est « C’est quoi Dernier Kilomètre ? Tu vas y faire quoi ? ».

Jusqu’ici j’ai botté en touche, en traçant de grandes lignes (qui ont bien bougé depuis) et surtout en expliquant que je travaillais au développement de mon offre. En vérité, il m’était impossible de répondre à cette question sans commencer par le pourquoi.

 

Pourquoi, donc, Dernier Kilomètre ? Pourquoi ce site, et cette aventure personnelle et professionnelle ?

Pour rendre vraiment la ville à ceux auxquels elle appartient et qui la pratiquent. Trop souvent j’ai eu le sentiment de subir la ville plus que de la vivre. Ces derniers mois, j’ai pu constater, au gré de mes rencontres, que je n’étais pas le seul à ressentir cela. Bien souvent, la ville se fait d’en haut, ou de l’extérieur, sans prise en compte de ses usagers quotidiens, sans jamais partir de l’usage pour décider. Pourtant la ville n’est rien d’autre que ce qu’on en fait. Tous ensemble, chaque jour, par chacun de nos actes. Nous la détournons, nous l’occupons, nous la ressentons. Allons au bout de la logique, et construisons là ensemble.

Pour préparer la ville de demain en proposant une ville d’aujourd’hui différente, sobre, humble, apaisée, humaine. La ville d’aujourd’hui c’est aussi cet espace hors-sol, pollué, générateur d’un trafic monstre, un espace tout sauf résilient, absolument pas prêt à affronter les déjà-là de la transition énergétique et de la post-croissance. Il faut réparer, ménager, améniser, optimiser, minimiser, coopérer. Il faut, plutôt que refaire la ville plus écologique plus autonome, la vivre différemment, l’habiter autrement.

Pour réenchanter la ville. L’image de la ville d’aujourd’hui se rapproche du rouleau compresseur, du tractopelle déshumanisant, uniformisé, de l’araignée étendant sa toile, avec les nuages pour horizon vertical. Aussi est-il autant urgent et indispensable qu’il est passionnant de la réenchanter en lui donnant du sens, des couleurs, en valorisant les sensations qu’elle nous procure, en la rendant ludique, surprenante.

 

D’accord, mais tu vas faire comment ? 

Je vais faire humblement, à mon échelle, sans injonction et avec passion.

D’abord en relayant, en posant et en ouvrant les débats, souvent liés à l’actualité urbaine. Je n’ai pas l’ambition d’apporter des réponses définitives – ce d’autant moins que je ne suis pas convaincu qu’il existe des réponses universelles transposables à des contextes toujours différents. Il y a en revanche des bonnes pratiques dont on peut s’inspirer, à la lettre ou dans l’esprit.

Ces solutions auront parfois l’allure de montagnes infranchissables, et parfois de petits cailloux semés. Le fait est que la ville, ceux qui la font et ce qui la fait changent vite, plus vite que sa géographie, que le temps de la décision et de l’action mais qu’une montagne n’est qu’un amas de petit cailloux. Soyons modestes.

En relayant ou propulsant un imaginaire positif : l’art d’hier et d’aujourdhui a beaucoup à nous dire sur nos urbanités, et en passant souvent par des chemins de traverse. Qu’est-ce que la ville symbolise pour chacun de nous, que véhicule-t-elle, comment la voit-on, comment la veut-on, comment la rendre désirable… Tant de questions qui méritent illustrations ! 

En racontant des histoires, aussi. Je veux m’intéresser aux gens qui peuplent la ville, à ce qu’ils y sont, à ce qu’ils y font et à ce qu’ils en font. L’urbain est une série de sensations, une suite d’expériences, agréables ou violentes. Ce vécu n’est pas modélisable, ni prévisible, ne tolère aucun arrangement politique, mais est indispensable à la qualité de vie, au dynamisme territorial.

Je proposerais donc, entre autres, et très irrégulièrement :

– des billets d’humeur sur l’actualité urbaine,

– de la veille urbaine, des infos, des liens vers des sites ou des articles (dont je partage l’idée ou non !)

– des dossiers sériels sur des sujets auxquels nous attachons de l’importance, mais toujours centrés sur l’humain (récits de vie, diagnostics en marchant, etc)

– des comptes-rendus d’expo, de conférences, des fiches des lecture, des critiques de films, tout ceci en rapport avec l’urbain,

– une galerie photo symbolique de la ville d’aujourd’hui : ludique, esthétique, insolite, résiliente,

– des propositions concrètes sur des territoires concrets

Et sans doute d’autres choses à mesure que les envies surgiront !

A la fin de chaque publication, j’essaierai de partager une chanson, un court métrage ou une publicité renvoyant à l’imaginaire propulsé par le sujet de l’article.

 

Et tu proposes quoi ? 

Dernier Kilomètre, c’est aussi une activité professionnelle dont le but est d’accompagner tous les acteurs urbains qui souhaitent eux aussi réenchanter et apaiser leur environnement.

Je suis disponible pour animer des réunions de concertation, des formations, des talks, participer à des études d’opportunités, contribuer à des enquêtes, etc – en ne laissant jamais de côté ma vision de la ville, sujet politique par essence, et objet humain, pâte à modeler de nos représentations.

Et comme promis, on se quitte en vidéo, avec les Beastie Boys : je me pencherais peut-être un jour sur l’imaginaire urbain qui peuplaient leur clips !

Thomas

 

Attends, dernière question : Pourquoi ce nom?  

Ca, c’est une autre histoire, pour une autre fois.

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